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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 19:08
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
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La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)

La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre

 

Introduction

L'Europe est un ancien foyer de peuplement: depuis longtemps, la population se concentre dans cet endroit du monde. Sa population augmente très lentement et irrégulièrement jusqu'au XVIIIe siècle à cause des nombreuses crises démographiques (guerres, épidémies) qu'elle subit. À partir du XVIIIe siècle, la population européenne d'abord, puis la population mondiale ensuite, connaissent un très fort accroissement. Au XIXe siècle, un quart des habitants de la planète est européen. L'Europe connait alors de vagues de migrations vers ce que les Européens appellent des "pays neufs".

PROBLEMATIQUES. Pourquoi l’Europe a-t-elle été l’une des régions les plus peuplées du monde ?
Pour quelles raisons des millions d’Européens se sont-ils installés sur d’autres continents à partir du XIXe siècle?

 

PLAN PROPOSÉ : dans une première partie, l'évolution de la population européenne sera analysée de l’Antiquité au XIXe siècle. Dans une seconde partie, le cours sera consacré aux migrations des Européens vers d'autres continents.

 

 

Partie 1. La population européenne

 

 

A. L'Europe, un ancien foyer de population

Foyer de peuplement

Un foyer de peuplement est une région où se concentre une population nombreuse et dense.

L'Europe, l'Asie de l'Est et du Sud sont d'anciens foyers de peuplement.

La répartition de la population sur Terre est inégale :

  • Les hommes sont apparus en Afrique de l'Est, il y a environ deux millions d'années.
  • Ils se sont inégalement répartis sur l'ensemble de la Terre.
  • Trois foyers de populations totalisent plus de la moitié des habitants de la planète au début du XVIIIe siècle : l'Europe et le Proche-Orient autour de la Méditerranée, l'Inde et la Chine.

Au VIe siècle, l'Europe compte 41 millions d'habitants, la Chine 19 millions et l'Inde 30 millions.

L'Europe est donc un ancien foyer de peuplement. Cela s'explique en grande partie par une maîtrise précoce de l'agriculture et des conditions naturelles favorables: le développement de l'agriculture bénéficie de conditions favorables (de nombreuses plaines, un climat tempéré).

 

B. La croissance démographique européenne jusqu'au XVIIIe siècle

Les hommes sont apparus il y a environ deux millions d'années. La croissance de la population mondiale est assez lente malgré une légère augmentation après le Xe siècle. Elle progresse surtout à partir du XVIIIe siècle.

L'Europe, ancien foyer de peuplement, a une croissance irrégulière de sa population jusqu'au XVIIIe siècle :

  • La population européenne est de 40 millions d'habitants au début de notre ère et de 74 millions au début du XVIe siècle.
  • Pendant cette période, la croissance moyenne de la population ne dépasse pas les 0,3% par an, ce qui est très faible.
  • La population connaît des phases de croissance et des périodes de crise mais elle reste très vulnérable aux différents aléas (guerres, aléas climatiques, épidémies).
  • La natalité et la mortalité sont très élevées. Le renouvellement des générations n'est possible que parce que les familles ont beaucoup d'enfants.

Des périodes de croissance : La diffusion de nouvelles techniques et pratiques au Moyen Âge comme la charrue, l'assolement triennal ou encore les défrichements permettent une meilleure production agricole et donc une augmentation de la population.

Des périodes de déclin : Les troubles dans l'Empire romain au IVe et Ve siècles, les épidémies comme la peste au XIVe siècle sont des périodes de crises démographique. Environ 30 à 50% de la population européenne meurt pendant l'épisode de peste noire entre 1347 et 1352.

 

C. La transition démographique en Europe

À partir du XVIIIe siècle, la population européenne connaît une croissance significative: la population passe de 120 millions d'habitants au début du XVIIIe siècle à 420 millions à la fin du XIXe siècle. Cette explosion de la population s'explique par le processus de transition démographique.

 

Ce processus se réalise en 2 temps

1er temps. Tout d'abord la mortalité commence à chuter. Cela s'explique par différents facteurs qui se conjuguent :

  • L'Europe connait une révolution industrielle: l'invention de nouvelles technologies (l'invention de la machine à vapeur, des engrais chimiques) permettent de produire davantage. Les populations sont donc mieux nourries et plus résistantes.
  • L'hygiénisme se développe. Il s'agit d'une volonté des pouvoirs publics d'encourager l'hygiène privée et publique (on veille à maintenir une plus grande propreté dans les espaces publics).

Exemple. La ville de Paris est, dans la première moitié du XIXe siècle, une ville insalubre. Une épidémie de choléra fait de nombreux ravages en 1832. Le préfet de Paris, le baron Haussmann, entreprend une complète transformation de Paris à partir de 1852. Un des objectifs de cette transformation est de rendre la ville plus saine. Les égouts de Paris sont modernisés et une attention particulière est apportée à l'évacuation de l'eau et des déchets.

  • La médecine fait d'énormes progrès  avec l'utilisation des vaccins. L'anglais Jenner invente le vaccin contre la variole en 1796 et Pasteur (1822 − 1895) découvre que les microbes sont responsables des maladies infectieuses. Mais toutes le monde n'en profite pas: les ouvriers ont souvent des conditions de vie désastreuses et de nombreux quartiers restent insalubres.

Alors que la mortalité baisse rapidement à la suite de ces progrès, le taux de natalité, lui, reste à un haut niveau. Conséquence: la population européenne augmente à une vitesse jamais vue. On parle alors d'une explosion démographique.

2e temps. Ce n'est que tardivement et progressivement que les sociétés européennes voient leurs taux de  natalité diminuer jusqu'au niveau où il est actuellement : la croissance spectaculaire de la population se ralentit peu à peu de plus en plus.

Mais la transition démographique ne concerne pas toutes les sociétés européennes en même temps. La France l'achève assez rapidement (milieu du XIXe siècle) À l'inverse, le Royaume-Uni connaît un accroissement de sa population de quasiment deux siècles.

En 1900, l'Europe est le premier foyer de peuplement au monde : dans le monde, plus d'un habitant sur quatre est européen.

 

 

Partie 2. Les migrations européennes

 

A. Les voyages migratoires des Européens

 

Au XIXe siècle, ce sont près de 60 millions d'Européens qui émigrent.

On observe plusieurs vagues migratoires.

- Au début du XIXe siècle, l'émigration est surtout le fait des populations du Nord et de l'Est de l'Europe: des Britanniques (11 millions d'Anglais et 7 millions d'Irlandais) et des Scandinaves, les Allemands et les peuples de l'Europe de l'Est émigrent aussi.

- À partir des années 1880, les migrations proviennent majoritairement de l'Europe du Sud :

  • 10 millions d'Italiens quittent leur pays.
  • Des Portugais et des Espagnols émigrent.

La France est une exception, elle ne fournit que peu de migrants.

 

 

Les pays d'arrivées se situent dans le monde entier et surtout dans les "pays neufs" :

  • Les États-Unis sont le premier pays d'accueil avec plus de 20 millions d'immigrés de 1820 à 1900. Puis viennent le Canada, l'Argentine et le Brésil.
  • L'Australie est aussi une terre d'immigration.
  • La construction des empires coloniaux attire, dans une moindre mesure, des migrants en Asie et en Afrique (Algérie et Afrique du Sud).

Pays neuf. Un pays neuf est un pays peu peuplé, aux terres peu exploitées et ouvert aux migrations. L'Australie est, au XIXe siècle, un pays neuf.

 

B. Les causes des migrations

Les migrations des Européens doivent être comprises dans le contexte d'industrialisation et de transition démographique qui touche l'Europe :

  • Les progrès agricoles comme la mécanisation des campagnes libèrent une importante main-d’œuvre dans le monde rural qui ne trouve pas toujours à s'employer dans l'industrie.
  • Les pays européens les plus pauvres sont particulièrement touchés par le phénomène comme l'Italie et l'Irlande.
  • L'augmentation de la population accentue ce phénomène.
  • L'amélioration des transports dans la seconde moitié du XIXe siècle facilite les départs.

Alors qu'il faut environ un mois pour traverser l'Atlantique à la voile au début du XIXe siècle, le paquebot ne met qu'une semaine pour effectuer ce même trajet à la fin du siècle.

  • Les tensions religieuses et politiques sont aussi des motifs de départ : les Juifs d'Europe de l'Est sont des populations souvent pauvres et victimes des persécutions réalisés avec la complicité des autorités locales, notamment russes. Plus de deux millions de Juifs immigrent aux États-Unis entre 1880 et 1920, dont les deux tiers viennent d'Europe orientale. Beaucoup d'entre eux s'installent à New York.

 

C. L'arrivée dans les pays d'accueil

Beaucoup de migrants arrivent en Amérique avec l'espoir d'une vie meilleure et pensent devenir très riches. Ils croient au "rêve américain".

Mais l'intégration dans le pays d'accueil n'est pas facile :

  • Des mouvements de xénophobie touchent les immigrés.
  • Les immigrés s'entassent dans des quartiers insalubres et pour certains les conditions de vie sont pires que dans leur pays d'origine.
  • Nombreux sont les immigrés qui s'intègrent dans leur pays d'accueil même si certains décident de rentrer dans leur pays.

 

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Published by france - dans SECONDE HISTOIRE
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