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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 16:10

"L'identité" française, thème de campagne politique en vue de 2017.

 

Selon deux candidats aux Primaires du parti Les Républicains: Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

 

 

Documents vidéos:

- Meeting de Strasbourg d'Alain Juppé le 13 septembre 2016.

https://www.youtube.com/watch?v=oizVojMu3qE

 

- Nicolas Sarkozy sur TF1 le 24 août 2016.

https://www.youtube.com/watch?v=PrNAvQ0vTTI

 

Documents journalistiques issus du magazine L'Express. Ils ont été distribués en classe.

- Un article sur Alain Juppé.

- Un article sur Nicolas Sarkozy.

 

 

 

Questions avant le débat en classe

 

1. Qu'est ce que peut signifier "l'identité" d'un pays, d'une population?

2. Quelles conceptions de l'identité de la France ont chacun des candidats? Quelles mesures comptent-ils prendre s'ils accèdent aux responsabilités?

3. Pour quelles raisons, selon vous, posent-ils l'identité de la France comme un problème?

4. Quel avis avez-vous sur ces prises de position?

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 19:17
EMC Les discriminations Garçons Filles SECONDE
EMC Les discriminations Garçons Filles SECONDE

EMC. SECONDE

 

Egalité et discriminations

 

Séance 1.

 

Qu'est-ce qu'une discrimination: une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère interdit par la loi (sexe, âge, état de santé…) par exemple, dans l’accès à un service, l’embauche, l’école….

 

Travail à  propos de la vidéo.

Lien:

http://www.dailymotion.com/video/x2xidmd_nos-ados-sont-comme-ca-les-differences-entre-filles-et-garcons_news

1.Qu'est-ce qui différencie généralement les garçons des filles d'après la plupart des commentaires des intervenants de cette vidéo? 
2.Comment ces jeunes pensent le rapport entre filles et garçons?
 
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 10:50
Correction de l'exercice sur la population en Angleterre et en Suède.  SECONDE
Correction de l'exercice sur la population en Angleterre et en Suède.  SECONDE
Correction de l'exercice sur la population en Angleterre et en Suède.  SECONDE

 

La place des Européens dans le peuplement du monde

 

Exercice d'entrainement au contrôle

 

1 Présentation des documents:

 

  • Ces documents représentent des graphiques en courbes construits à partir de données statistiques. Le premier type de données correspond au taux de natalité c'est-à-dire le calcul du nombre de naissance pour mille habitants. Le second type d'information concerne le taux de mortalité c'est-à-dire le calcul du nombre de décès pour mille habitants.

 

  • Ces statistiques sont réalisées de la seconde moitié du XVIIIe siècle au début du XXe siècle: 1750 à 1914 pour le document 1 et 1750 à 1930 pour le document 2.

 

  • Les documents concernent deux pays d'Europe du nord: Angleterre et Suède.

 

  • Aucun auteur et aucune source ne sont indiqués mais on peut supposer que ces documents sont issus d'un travail de démographes ou d'historiens. La démographie est la science de la population.

 

  • Les documents permettent de vérifier comment la transition démographique s'est réalisée dans deux pays différents.

 

 

2. Comment évoluent les taux de natalité et de mortalité dans les deux documents?

 

Point commun: chacun des deux pays a connu la transition démographique de 1750 au début du XXe siècle.

- dans les deux cas il y a baisse nette et continue de la mortalité

- dans les deux cas, le taux de natalité reste élevé puis baisse de façon continue

 

Différences à propos de la mortalité:

 

- Pour ce qui concerne l'Angleterre, la mortalité ne baisse vraiment qu'à partir de 1800 mais la baisse est continue. De plus, dès 1750, la mortalité dans ce pays (-de 30 pour mille) est inférieure à celle de la Suède (30 pour mille). 

 

- En Suède, la baisse apparaît dès 1750 mais elle est plus irrégulière.

  • Des crises démographiques ont lieu au début comme celle qui touche la Suède entre 1750 et 1800 ou celle qui lui succède un peu après 1800. Définir la notion de crise démographique. A deux reprises, en Suède, le taux de mortalité est supérieur au taux de natalité. La population décroit alors.
  • A partir de 1830, les crises cessent et la mortalité baisse régulièrement.

 

Différences à propos de la natalité.

 

- En Angleterre, le taux de natalité, non seulement reste élevé, mais il augmente jusqu'approximativement en 1820. Ce n'est qu'après cette date que la natalité commence à baisser mais irrégulièrement car elle se stabilise de 1830 jusqu'à 1860 ou 1870. La baisse reprend ensuite nettement.  

 

- En Suède, la natalité a été très irrégulière de 1750 à 1850 et ce n'est qu'après cette date que la baisse du taux de natalité s'enclenche réellement.

 

 

3. Comment pouvez-vous expliquer ces évolutions?

 

Expliquer la baisse de la mortalité dans les deux pays à partir du cours: il y a plusieurs causes à évoquer: progrès de la médecine (donner des exemples précis), développement de l'hygiénisme (donner des exemples précis vus en classe), développement de la révolution industrielle qui permet à l'agriculture de produire davantage.

 

Expliquer le fait que, dans les deux pays, la natalité reste à un haut niveau pendant longtemps avant de baisser: voir cours lorsqu'on a parlé de la permanence d'un modèle traditionnel dans la mentalité des populations.

 

Angleterre. Expliquer la situation favorable de l'Angleterre par rapport à la Suède (pas de crise démographique en Angleterre) par une avancée dans le domaine de la médecine: le premier vaccin a lieu en Angleterre (Jenner). Poser l'hypothèse que la situation économique doit être meilleure aussi.

Pour la natalité, la transformation des modèles familiaux est forcément lente et , en Angleterre, elle a été très lente: le modèle d'une famille de 3 ou 4 enfants a mis longtemps pour être adopté

 

En Suède, les hausse brutales de la natalité au cours de la première phase viennent contrebalancer les hausse vertigineuses des taux de mortalité; Mais dès que la mortalité se met à baisser, la natalité se stabilise d'abord à un haut niveau  pour ensuite entrer dans une baisse continue. Les familles ont modifié leur modèle familial lorsqu'elles ont été sûres de ne plus connaître une mortalité aussi importante qu'avant.

 

4. Quelles furent les conséquences de ces évolutions démographiques?

 

Il faut montrer que ces deux documents, chacun à sa manière, met en évidence la transition démographique. Expliquer la transition démographique. Dessiner le schéma. Montrer qu'un pays en transition démographique est un pays qui connait une véritable explosion démographique: l'accroissement naturel de sa population est important. D'où la possibilité de migrations si la situation économique n'est pas assez favorable pour satisfaire les besoins de cette surpopulation.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 18:13
La croissance économique et la mondialisation (PREMIERE ES)
La croissance économique et la mondialisation (PREMIERE ES)
La croissance économique et la mondialisation (PREMIERE ES)
La croissance économique et la mondialisation (PREMIERE ES)
La croissance économique et la mondialisation (PREMIERE ES)

Croissance et mondialisation depuis 1850 à nos jours

 

Introduction.

L'économie est ce type d'activité humaine qui vise à transformer la nature pour satisfaire les besoins d'une société. La notion de croissance économique désigne une augmentation continue de la quantité et de la qualité des biens et des services produits chaque année dans un pays ou zone géographique. Longtemps, les économies ne se référaient pas à cette idée de croissance de la production. Un équilibre suffisait entre ressources et besoins. Les progrès technologiques étaient lents à se généraliser et se heurtaient parfois à des résistances. Les hiérarchies sociales étaient relativement figées. A un moment donné de l'histoire, la croissance économique a été rendue technologiquement et socialement possible pour quelques sociétés dans lesquelles elle est vite devenue un impératif central. Puis toute la planète a peu à peu été intégrée dans cette logique de la croissance économique continue.

Comment s'est donc organisée et mondialisée la croissance économique?

A partir de 1850, progressivement, le monde est entré dans une logique d'organisation économique dominée par l'impératif de la croissance (P.1). Différentes pays ont joué successivement un rôle central dans cette mondialisation de la croissance économique (P.2)

 

 

PARTIE 1. La croissance économique et ses différentes phases.

 

A. La croissance de 1850 à 1945

 

1. Une croissance liée à l'industrialisation

  1. Industrialisation

L'industrialisation est un processus de production qui permet le remplacement d'une production majoritairement artisanale et manuelle à une production utilisant des machines et de nouvelles sources d'énergie (charbon, pétrole).

Pour l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, on peut parler de révolution industrielle car le processus s'est réalisé rapidement, alors que pour le reste des pays européens qui connaissent l'industrie au XIXe siècle, il faut parler d'industrialisation car le processus a été plus progressif.

La Révolution industrielle débute en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle et l'industrialisation se développe en Europe de l'Ouest puis en Amérique du Nord.

 

À partir des années 1850, on observe une phase de croissance liée à la première révolution industrielle :

  • L'utilisation de la machine à vapeur utilisant le charbon permet d'augmenter la productivité.
  • Ces progrès techniques favorisent le développement de secteurs comme la sidérurgie, le textile, les chemins de fer.
  • Les grandes usines apparaissent, même si la majorité de la production est réalisée par des petites entreprises.

À partir de la fin du XIXe siècle, la seconde révolution industrielle repose sur l'utilisation du pétrole et de l'électricité :

  • De nouveaux secteurs, comme l'automobile et la chimie, se développent.
  • L'agriculture continue sa modernisation grâce à la mécanisation et à l'utilisation des engrais chimiques.
  • Ces progrès techniques ne sont pas diffusés également dans le monde, ils ne touchent que l'Europe, les États-Unis puis le Japon.

 

2. Les causes multiples de la croissance

Les innovations technologiques n'expliquent pas à elles seules la croissance économique du milieu du XIXe au début du XXe siècle, celle-ci s'appuie sur de nombreux facteurs :

  • Le libre-échange progresse et stimule le commerce. Le libre-échange est un système économique qui prône la libre circulation des produits et services au sein d'une même zone géographique par la suppression des barrières douanières (droits et taxes) et de tout ce qui peut entraver le commerce.
  • La baisse des coûts de transport favorise aussi l'internationalisation du commerce.
  • La croissance démographique stimule la demande.
  • L'exploitation des empires coloniaux permet aux pays européens de disposer de ressources naturelles à faible coût.
  • Le taylorisme permet, surtout aux États-Unis, de produire plus rapidement des produits standardisés. La standardisation est un procédé de fabrication de biens qui sont identiques afin de permettre à l'entreprise de gagner du temps et de réduire les coûts de fabrication. La Ford T est la première voiture standardisée produite.

 

3. Une croissance irrégulière

La croissance n'est pas régulière, elle est entrecoupée de périodes de crise :

  • La croissance économique s'intalle du milieu du XIXe  jusqu'à la "Grande Dépression"  qui va de de 1873 à 1896. En économie, une dépression est une forme grave et durable de crise économique. Elle consiste en une diminution importante et durable de la production et de la consommation.
  • La croissance reprend après mais la Première Guerre mondiale désorganise les économies industrielles. La reprise de la croissance économique commence en 1919.
  • La crise de 1929 débute suite au krach boursier de Wall Street et affecte l'ensemble des économies industrielles par une autre grande dépression jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

B. La croissance depuis 1945

 

1. Une forte croissance (1945 − 1973)

À partir de 1945, les pays développés à économie de marché (PDEM), c'est-à-dire non communistes rentrent dans une phase de croissance sans précédent. Les taux de croissance sont en moyenne de 5% par an (ils étaient de 2 à 3% antérieuement). Jean Fourastié appelle cette période de prospérité les "Trente glorieuses".

Les bases de cette croissance sont multiples :

  • La reconstruction de l'Europe et du Japon, aidée par les États-Unis, permet de stimuler l'économie.
  • Le tayloro-fordisme se généralisent.
  • Le prix du pétrole est bas et permet de produire avec une énergie peu coûteuse.
  • Le secteur des services se développe.

La consommation de masse apparaît et soutient la croissance de la production :

  • La croissance démographique après 1945 soutient la croissance de la production.
  • Le crédit, la publicité et les grandes surfaces permettent aussi aux ménages de consommer davantage.

Consommation de masse: la consommation de masse désigne la consommation dans des sociétés où le pouvoir d'achat des individus est assez important et permet un niveau de consommation élevé.

La télévision ou encore la voiture qui se répandent dans la majorité des foyers des pays industrialisés dans les années 1950 et 1960 sont des symboles de l'accès de ces sociétés à la consommation de masse.

L'État joue un rôle fondamental dans cette croissance :

  • Les États mettent en place des politiques d'ouverture des frontières pour favoriser les échanges.
  • La mise en place de l'État-providence donne plus de pouvoir d'achat aux ménages.
  • L'État réalise des investissements importants dans l'économie.

 

2. La croissance depuis 1973

La fin des "Trente glorieuses" est causée par plusieurs facteurs :

  • Deux chocs pétroliers en 1973 et 1979 ont pour conséquence une augmentation du prix du pétrole qui est multiplié par douze.
  • La croissance tombe autour de 2%
  • La montée en puissance des économies de pays asiatiques concurrencent les anciennes puissance économiques (Europe occidentale et Etats-Unis). D'où un déclin des industries traditionnelles dans ces pays et une hausse du chômage.
  • Les délocalisations se multiplient.

A partir de 1990, les échanges internationaux se développent dans le cadre de la mondialisation:

  • La chute des régimes communistes entre 1989 et 1991 permet d'étendre le système capitaliste à l'ensemble de la planète.
  • Les grandes entreprises se transforment en multinationales.
  • L'apparition, dans les années 1990, des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) intensifie les échanges entre les différentes régions du monde.

La spéculation financière et les crises économiques régulières mettent en avant l'instabilité de l'économie. Exemple: la crise des subprimes entre 2007 et 2009 provoque la plus importante crise économique depuis 1929.

 

Partie 2. Les économies-monde successives

 

Économie-monde

Une économie-monde est un concept inventé par l'historien Fernand Braudel désignant un système organisé autour d'un centre qui exerce une domination sur les différents territoires appartenant à cette économie-monde.

La Grande-Bretagne au XIXe siècle ou les États-Unis au XXe siècle sont des économies-monde.

 

A. L'économie-monde britannique

 

1. La première industrie mondiale

La Grande-Bretagne est le premier pays à s'industrialiser :

  • Elle dispose de grandes quantités de charbon qu'elle exploite à faible coût.
  • Elle dispose d'une avancée technologique dans de nombreux domaines.

La Grande-Bretagne devient "l'atelier du monde" :

  • Elle profite de son avancée technologique dans la sidérurgie et le textile.
  • Au milieu du XIXe siècle, elle est à l'origine d'environ 50% de la production mondiale.

2. Une économie ouverte sur le monde

La Grande-Bretagne prône une politique de libre-échange :

  • Elle multiplie les accords de libre-échange.
  • La livre sterling, la monnaie britannique, est utilisée comme monnaie internationale.

La Grande-Bretagne est au centre de l'économie-monde qui domine les échanges mondiaux au XIXe siècle :

  • Elle met en place une division internationale du travail (DIT) en s'appuyant sur son empire colonial : elle importe des matières premières et exporte des produits manufacturés.
  • Sa marine marchande domine les échanges mondiaux et sa marine militaire sécurise les routes commerciales..
  • Londres avec son port et l'importance de ses activités financières (la City) est au cœur de l'économie-monde britannique.

3. Le déclin britannique

La concurrence subie par les Britanniques est de plus en plus forte :

  • Elle subit la concurrence de l'Allemagne et des États-Unis.
  • À la veille de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne n'est plus la première puissance industrielle au monde.

 

B. L'économie-monde américaine

La guerre de 1914 − 1918 confirme la puissance des États-Unis qui devient la première économie mondiale.

1. Les fondements de la puissance américaine

Les États-Unis disposent de nombreux atouts :

  • Ils ont un grand territoire ouvert sur deux océans.
  • Ils disposent de nombreux puits de pétrole et des mines de charbon.
  • Ils ont une population nombreuse qui ne cesse de croître depuis le XIXe siècle en grande partie grâce à l'immigration.
  • Les innovations telles que le taylorisme et le fordisme leur permet de passer en tête des pays industialisés

2. Le renforcement de la puissance après 1945

Première puissance économique depuis 1914, les États-Unis confirment leur position au sortir de la Seconde Guerre mondiale :

  • Le dollar est la monnaie internationale.
  • Ils fournissent 50% de la production industrielle mondiale
  • Leurs entreprises s'installent sur tous les continents.

3. Le déclin relatif des États-Unis

Les États-Unis demeurent encore aujourd'hui la première puissance mondiale. Mais depuis les années 1970, ils font face à l'apparition de nouveaux pays.

  • Les E-U sont moins compétitifs face à des pays en pleine croissance économique comme le Japon ou aujourd'hui la Chine. En 2014, les États-Unis sont devenus la deuxième puissance derrière la Chine en matière de PIB. Mais ils conservent tout de même une avance remarquable puisqu'ils sont 9e pour le PIB / habitant alors que la Chine est 96e.

4.  L'apparition d'un monde multipolaire

De nouveaux acteurs apparaissent et jouent un rôle moteur dans le commerce mondial comme le BRICS

Dans toutes les régions du monde, les pays émergents (Turquie, Mexique, Brésil, etc.) enregistrent des taux de croissance supérieurs à ceux des pays anciennement industrialisés

 

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 19:08
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)
La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre (SECONDE)

La place des populations de l'Europe dans le peuplement de la Terre

 

Introduction

L'Europe est un ancien foyer de peuplement: depuis longtemps, la population se concentre dans cet endroit du monde. Sa population augmente très lentement et irrégulièrement jusqu'au XVIIIe siècle à cause des nombreuses crises démographiques (guerres, épidémies) qu'elle subit. À partir du XVIIIe siècle, la population européenne d'abord, puis la population mondiale ensuite, connaissent un très fort accroissement. Au XIXe siècle, un quart des habitants de la planète est européen. L'Europe connait alors de vagues de migrations vers ce que les Européens appellent des "pays neufs".

PROBLEMATIQUES. Pourquoi l’Europe a-t-elle été l’une des régions les plus peuplées du monde ?
Pour quelles raisons des millions d’Européens se sont-ils installés sur d’autres continents à partir du XIXe siècle?

 

PLAN PROPOSÉ : dans une première partie, l'évolution de la population européenne sera analysée de l’Antiquité au XIXe siècle. Dans une seconde partie, le cours sera consacré aux migrations des Européens vers d'autres continents.

 

 

Partie 1. La population européenne

 

 

A. L'Europe, un ancien foyer de population

Foyer de peuplement

Un foyer de peuplement est une région où se concentre une population nombreuse et dense.

L'Europe, l'Asie de l'Est et du Sud sont d'anciens foyers de peuplement.

La répartition de la population sur Terre est inégale :

  • Les hommes sont apparus en Afrique de l'Est, il y a environ deux millions d'années.
  • Ils se sont inégalement répartis sur l'ensemble de la Terre.
  • Trois foyers de populations totalisent plus de la moitié des habitants de la planète au début du XVIIIe siècle : l'Europe et le Proche-Orient autour de la Méditerranée, l'Inde et la Chine.

Au VIe siècle, l'Europe compte 41 millions d'habitants, la Chine 19 millions et l'Inde 30 millions.

L'Europe est donc un ancien foyer de peuplement. Cela s'explique en grande partie par une maîtrise précoce de l'agriculture et des conditions naturelles favorables: le développement de l'agriculture bénéficie de conditions favorables (de nombreuses plaines, un climat tempéré).

 

B. La croissance démographique européenne jusqu'au XVIIIe siècle

Les hommes sont apparus il y a environ deux millions d'années. La croissance de la population mondiale est assez lente malgré une légère augmentation après le Xe siècle. Elle progresse surtout à partir du XVIIIe siècle.

L'Europe, ancien foyer de peuplement, a une croissance irrégulière de sa population jusqu'au XVIIIe siècle :

  • La population européenne est de 40 millions d'habitants au début de notre ère et de 74 millions au début du XVIe siècle.
  • Pendant cette période, la croissance moyenne de la population ne dépasse pas les 0,3% par an, ce qui est très faible.
  • La population connaît des phases de croissance et des périodes de crise mais elle reste très vulnérable aux différents aléas (guerres, aléas climatiques, épidémies).
  • La natalité et la mortalité sont très élevées. Le renouvellement des générations n'est possible que parce que les familles ont beaucoup d'enfants.

Des périodes de croissance : La diffusion de nouvelles techniques et pratiques au Moyen Âge comme la charrue, l'assolement triennal ou encore les défrichements permettent une meilleure production agricole et donc une augmentation de la population.

Des périodes de déclin : Les troubles dans l'Empire romain au IVe et Ve siècles, les épidémies comme la peste au XIVe siècle sont des périodes de crises démographique. Environ 30 à 50% de la population européenne meurt pendant l'épisode de peste noire entre 1347 et 1352.

 

C. La transition démographique en Europe

À partir du XVIIIe siècle, la population européenne connaît une croissance significative: la population passe de 120 millions d'habitants au début du XVIIIe siècle à 420 millions à la fin du XIXe siècle. Cette explosion de la population s'explique par le processus de transition démographique.

 

Ce processus se réalise en 2 temps

1er temps. Tout d'abord la mortalité commence à chuter. Cela s'explique par différents facteurs qui se conjuguent :

  • L'Europe connait une révolution industrielle: l'invention de nouvelles technologies (l'invention de la machine à vapeur, des engrais chimiques) permettent de produire davantage. Les populations sont donc mieux nourries et plus résistantes.
  • L'hygiénisme se développe. Il s'agit d'une volonté des pouvoirs publics d'encourager l'hygiène privée et publique (on veille à maintenir une plus grande propreté dans les espaces publics).

Exemple. La ville de Paris est, dans la première moitié du XIXe siècle, une ville insalubre. Une épidémie de choléra fait de nombreux ravages en 1832. Le préfet de Paris, le baron Haussmann, entreprend une complète transformation de Paris à partir de 1852. Un des objectifs de cette transformation est de rendre la ville plus saine. Les égouts de Paris sont modernisés et une attention particulière est apportée à l'évacuation de l'eau et des déchets.

  • La médecine fait d'énormes progrès  avec l'utilisation des vaccins. L'anglais Jenner invente le vaccin contre la variole en 1796 et Pasteur (1822 − 1895) découvre que les microbes sont responsables des maladies infectieuses. Mais toutes le monde n'en profite pas: les ouvriers ont souvent des conditions de vie désastreuses et de nombreux quartiers restent insalubres.

Alors que la mortalité baisse rapidement à la suite de ces progrès, le taux de natalité, lui, reste à un haut niveau. Conséquence: la population européenne augmente à une vitesse jamais vue. On parle alors d'une explosion démographique.

2e temps. Ce n'est que tardivement et progressivement que les sociétés européennes voient leurs taux de  natalité diminuer jusqu'au niveau où il est actuellement : la croissance spectaculaire de la population se ralentit peu à peu de plus en plus.

Mais la transition démographique ne concerne pas toutes les sociétés européennes en même temps. La France l'achève assez rapidement (milieu du XIXe siècle) À l'inverse, le Royaume-Uni connaît un accroissement de sa population de quasiment deux siècles.

En 1900, l'Europe est le premier foyer de peuplement au monde : dans le monde, plus d'un habitant sur quatre est européen.

 

 

Partie 2. Les migrations européennes

 

A. Les voyages migratoires des Européens

 

Au XIXe siècle, ce sont près de 60 millions d'Européens qui émigrent.

On observe plusieurs vagues migratoires.

- Au début du XIXe siècle, l'émigration est surtout le fait des populations du Nord et de l'Est de l'Europe: des Britanniques (11 millions d'Anglais et 7 millions d'Irlandais) et des Scandinaves, les Allemands et les peuples de l'Europe de l'Est émigrent aussi.

- À partir des années 1880, les migrations proviennent majoritairement de l'Europe du Sud :

  • 10 millions d'Italiens quittent leur pays.
  • Des Portugais et des Espagnols émigrent.

La France est une exception, elle ne fournit que peu de migrants.

 

 

Les pays d'arrivées se situent dans le monde entier et surtout dans les "pays neufs" :

  • Les États-Unis sont le premier pays d'accueil avec plus de 20 millions d'immigrés de 1820 à 1900. Puis viennent le Canada, l'Argentine et le Brésil.
  • L'Australie est aussi une terre d'immigration.
  • La construction des empires coloniaux attire, dans une moindre mesure, des migrants en Asie et en Afrique (Algérie et Afrique du Sud).

Pays neuf. Un pays neuf est un pays peu peuplé, aux terres peu exploitées et ouvert aux migrations. L'Australie est, au XIXe siècle, un pays neuf.

 

B. Les causes des migrations

Les migrations des Européens doivent être comprises dans le contexte d'industrialisation et de transition démographique qui touche l'Europe :

  • Les progrès agricoles comme la mécanisation des campagnes libèrent une importante main-d’œuvre dans le monde rural qui ne trouve pas toujours à s'employer dans l'industrie.
  • Les pays européens les plus pauvres sont particulièrement touchés par le phénomène comme l'Italie et l'Irlande.
  • L'augmentation de la population accentue ce phénomène.
  • L'amélioration des transports dans la seconde moitié du XIXe siècle facilite les départs.

Alors qu'il faut environ un mois pour traverser l'Atlantique à la voile au début du XIXe siècle, le paquebot ne met qu'une semaine pour effectuer ce même trajet à la fin du siècle.

  • Les tensions religieuses et politiques sont aussi des motifs de départ : les Juifs d'Europe de l'Est sont des populations souvent pauvres et victimes des persécutions réalisés avec la complicité des autorités locales, notamment russes. Plus de deux millions de Juifs immigrent aux États-Unis entre 1880 et 1920, dont les deux tiers viennent d'Europe orientale. Beaucoup d'entre eux s'installent à New York.

 

C. L'arrivée dans les pays d'accueil

Beaucoup de migrants arrivent en Amérique avec l'espoir d'une vie meilleure et pensent devenir très riches. Ils croient au "rêve américain".

Mais l'intégration dans le pays d'accueil n'est pas facile :

  • Des mouvements de xénophobie touchent les immigrés.
  • Les immigrés s'entassent dans des quartiers insalubres et pour certains les conditions de vie sont pires que dans leur pays d'origine.
  • Nombreux sont les immigrés qui s'intègrent dans leur pays d'accueil même si certains décident de rentrer dans leur pays.

 

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